[ ... ]
Une respiration haletante contre ma peau. Un souffle clair, souffle. Une respiration contre ma peau, nue. Une respiration nue contre une peau claire, un cri silencieux dans la pénombre. Un son à peine perceptible, entendu cependant. Des doigts crispés, hésitants d'abord puis sûrs d'eux. Un parcours sur ton corps, un parcours incertain pour un souffle fébrile. Une, deux, une autre, plus rien, un soupir, plus rien. Ta peau, c'est ta peau contre la mienne. Je te déchire, tu me détestes, je te déteste, on s'aime à la folie et on se tue à coups de griffes lubriques. Excessifs à la dérision, mais peu nous importe, ta respiration saccadée m'encourage à continuer ces caresses meurtrières. Pantelant, tu me craches ta haine à la figure, tu vacilles, je devine à tes pupilles dilatées à quel point tu me désires, à quel point tu me veux. Cela me fait sourire, alors je souris...
[ j'aime ]